SIECLE DE PYGMEE TWA, 1er chapitre, page 1 et 2

Le paysage des Virunga s’étend à perte de vue devant mes yeux. Derrière-moi, mon passé se perd dans l’horizon. Le temps avale tout ce que fut ma vie pour ne laisser place qu’à des instants éphèméres dépourvus de futur. Au loin, le volcan Nyiragongo avec ses lacs de lave incandescente fume depuis des millions d’années. Il est notre éternité.
Ma vie de Pygmée Twa de Rwanda a commencé ici, dans cette vallée du Rift.
On m’a rapporté que l’incident avait du se produire  dans une partie  équatoriale de la forèt de Nyungwe d’où s’écoule la rivière Rukarara, une source reculée du Nil.  Lors d’une  parie de chasse au gibier,ma mère Bagata Obenga était allée se baigner au pied d’une chute d ‘eau, quand soudain elle aurait été prise de douleurs prénatales.
Seule, incapable de se déplacer jusqu’au campement saisonnier de la tribu pygmoide, elle se serait mis en tète d’accoucher sur place. Mais sur place, les conditions n’étainet pas réunies pour que les choses se passent pour le mieux; ma mère prit beaucoup de risques pour elle-mème comme pour le nouveau-né que j’étais. Selon ses dires, au momnet où je faisais mon entrée dans le monde, une vaguelette me prit en charge pour me renvoyer dans l’ au-delà de l’Expéditeur divin. Mais c’était sans compter l’amour maternel de la jeune femme qui plongea dans l’eau pour rattraper sa fragile et minuscule progéniture et la tirer prestement hors des abysses, avant que de lui insuffler un bouquet d’oxygène dans les poumons en guise de bienvenue.

Par la suite, j ‘appris que ma tribu se serait ému en découvrant ce que je semblais ètre, et de demander sans arrèt: « De quelle origine est ce bébé ? »
De là, la communauté des Négrilles aurait été prise de panique et aurait apellée au secours les grands sorciers de la vallée du Rift pour trouver une réponse à la question des origines de cet enfant que j’étais.

A la suite de quoi, ils se seraient rencontrés dans la vallée et, aux alentours de minuit , les démiurges auraient fait leur apparition des quatre points cardinaux du continent africain.D’après les rumeurs, les nuages auraient virevoltés autour d’eux, les recouvrant entièrement, et des sons auraient traversés leurs oreilles; tous auraient été en transe pendant des heures avant que de s’écrouler de fatigue.

Au lever du soleil, les membres de la communauté auraient annoncé que les esprits de la forèt, du Nil et de la Vallée du Rift avaient confirmé que je ne pouvais ètre que d’origine pygmoide, descendant d `Ota Benga. C’est alors que, d’un commun accord, ils me donnèrent le nom d’Afrikyah Twa.

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