SIECLE DE PYGMEE TWA, 3ème chapitre, page 35-36

Naitre Pygmée dans la grande vallée du Rift a quelque chose d’extraordinaire, car les individus de ma tribu sont aussi libres de leurs mouvements que ne l’étaient Adam et Eve. Nous, les Pygmées, sommes peut-ètre les seuls humains à pouvoir retracer en quelques heures les différentes étappes ayant marqué l’évolution humaine depuis l’àge de la pierre jusqu’á l’avènement des gratte-ciel…
Sans nous vanter,je dirais que nous sommes les seuls survivants du jardin d’Eden. Nous devons notre particularité à notre capacité d’adaptation aux évolutions passées et futures de l’humanité. Nous sommes l ‘expression originelle des premiers habitants de la Terre, le résultat de la symphonie magique de l’existence de l’homme, et le fruit d’un monde laissé aux mains des poètes.
Je le clame avec fierté: nous représentons une catégorie de héros, dignes des personnageds extraordinaires de la mythologie grecque. D’ailleurs, Homère se réfère à nous dans l `Iliade. Dans cette oeuvre, nous sommes décrits aux cotés des héros légendaires que furent Achille, Hector,Ménélas,Paris, Hélène et j’en passe… Qui dit mieux ? Je n’irai pas jusqu’à dire que nous étions ces fameux soldats,enfermés dans le cheval de Troie mais comme l’écrivait ce poète fameux :  » On croirait entendre le cri qui s’ élève devant le ciel, lorsque les grues, fuyant l’hiver et ses averses de déluge, à grands cris prennent leur vol vers le cours de l’océan. Elles vont portées aux Pygmées le massacre et le trépas, et leur offrir, à l’aube, un combat sans merci. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.