le RECIT DU CIRQUE…DE LA VALLEE DES MORTS

Ce roman a été publié la première fois en 1975,  chez Buchet-Chastel, puis réédité en 2000 chez Présence Africaine.

le prologue de l’auteur :

……..   A une mère africaine pour avoir pleurer un fils.

…..  car parfois il faut bien se laisser glisser comme l’eau d’une source au lever du jour….sortir de la carapace d’acier des toujours-inflexibles, se sentir aussi léger qu’une plume pour voler librement vers le soleil,… mème lorsqu’on sait  qu ‘en tombant on de fracasserait la tète contre la forteresse des toujours-raisonnables dont la qualité est d’ètre toujours adultes, toujours-lucides, mème quand ils assassinent, humilient, exploitent ou marchent à quatre pattes….

MOHAMED-ALIOUM  FANTOURE

 

mot de l’ éditeur :

Nous sommes dans une petite salle de théatre. Le spectacle écrit et mise en scène par Saibel-Ti vient de commencer, mais il est aussitot interrompu: un homme se dresse pour protester contre le genre de théatre proposé au public.Un coup de feu claque :l’homme s’effondre,tué. Le public refuse de livrer l ássassin ou de donner sur lui la moindre information susceptible d’expliquer son geste.

Tout un travail s’opère alors dans l’esprit de Saibel-Ti qui prend conscience de la vanité d’un projet fondé sur l écriture  d’un texte et sa mise en spectacle. L’auteur, désormais, estime que son role est d’inviter plutot les femmes et les hommes à dire ce qu’ils sont, ce qu’ils ont vu, ce qu’ils ont vécu dans ce pays dominé depuis des années par le pouvoir sans limites du  « Rhinocéros-Tacheté » et où toute aspiration à la liberté la plus élémentaire conduit nécessairement  à la détention et à la mort.

Tel est le point de départ de ce roman très novateur, paru pour la première fois en 1975 et dans lequel Alioum Fantouré remet en cause la conception d’une écriture romansque fondée sur la représentation. il le fait dans un style haché, violent et qui joue á la facon de la poésie de toutes les ressources de la typographie.

LE  RECIT DU CIRQUE…. DE LA VALLEE DES MORTS est aussi une méditation d’une extrème rigueur sur le Pouvoir du Bien et du Mal.La mise en perspective de ces notions s’opère à l’intérieur d’un cercle qui constitue la structure du récit et dont Fantouré, en dépit  de l’espoir que représente le personnage d’Afrikou, semble penser qu’il eut mieux valu ne jamais y entrer.

BERNARD  MOURALIS

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